Video projections, musique, danse, théâtre, photos, slam, déambulations sonores ; tous les moyens sont bons pour une rencontre explosive autour d’un thème : l’interculturalité, ou pour employer un terme moins barbare, le métissage des cultures.

A l’occasion de la journée de l’Europe, le 9 mai 2007, de jeunes artistes européens viennent à notre rencontre dans un lieu peu commun : le Théâtre de l’Urgence, situé au sous-sol de la Fondation Roguet (58 rue Georges Boisseau à Clichy).

Ils viennent d’Heidenheim, de Sankt Pölten, de Rubi, de Southwark ; des noms qui ne vous sont peut-être pas inconnus, il s’agit en effet des villes qui ont décidé de s’unir à Clichy par les liens sacrés du jumelage !

De cette union sont nés plusieurs projets d’échanges, des rencontres régulières et des amitiés sincères entre des citoyens ouverts sur le monde. Pour eux déjà une évidence ; celle que nous sommes homo sapiens avant d’être français, anglais ou espagnols (voire franco-portuguais ou roumano-autrichiens si jamais c’est comme ça qu’on dit…).

Telle est la banale similitude qui nous relie tous et nous confère droits et devoirs, un état de fait pourtant pas si clair dans l’esprit et la bouche de certains. Hommes politiques ou simples passants, il est parfois affolant de voir quel mal ils se donnent tous à séparer les torchons des serviettes et les petites cuillères des fourchettes, à nous fournir de profonds tiroirs dans lesquels il est de notre devoir de nous ranger pour ne pas éclabousser l’ordre éclatant de leur belle cuisine.

Or, disons le haut et fort, ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences !

L’Europe est (était ?) un beau projet, apprendre à se connaître et mettre nos petites mains à la pâte pour que tout le monde s’en sorte avec du mieux, voilà quelque chose qui fait sens. Malheureusement, on sent aujourd’hui que tout ça patine un peu, et en France aussi on a du mal à négocier le virage pour passer le cap du « y-en-aura-jamais-assez-pour-tout-le-monde-pas-content » ; mais épargnons nous ici de comprendre les causes de l’inconséquence des projets de société actuels.

Alors que faire quand ça patine ? Peut-être reprendre le volant, pas trop brusquement, et mener notre barque vers des échanges mutuels simples et direct dans un langage commun : celui de l’art, qui touche à l’âme et à la sensibilité.
La génération des « Jeunes » (disons ceux né entre 1975 et 1990 ; les autres vous pouvez quand même rester avec nous sur ce blog !) a grandi avec le monde comme point de mire -merci les compagnies charter et internet- et loin de s’en méfier, elle s’est imprégnée de la culture de ces humains étrangement proches qui vivent par delà les frontières.

Et ça donne quoi ? Des musiques qu’on arrive plus à définir, des danses qui empruntent leurs mouvements aux cinq continents, des formes qui éveillent la curiosité et trouvent un moyen de nous parler sans qu’on s’en doute. Ces méli-melos des genres ne se font pas sans patience ; les artistes ont donc beaucoup à nous apprendre sur le comment vivre ensemble…
Mais de quoi nous parlent-ils en fait ? Sûrement d’une quête de soi, peut-être des ras le bol, pourquoi pas de la peur de l’avenir, éventuellement de l’espoir et surtout de l’amour, toujours !

Avec Twinz’ARts c’est l’occasion de rêver, danser, s’amuser, découvrir, s’étonner, bref s’ouvrir et être curieux ; c’est un premier pas, pas très compliqué mais pourtant nécessaire si on veut que cesse l’indifférence ; après cette soirée il sera toujours temps de réflechir.


Si dès aujourd’hui il vous chante d’être acteurs de ce projet, rejoignez-nous dans sa préparation !